Tous les articles par Jay

Vade+Mecum, une critique presque objective

Salut tout le monde ! Une fois n’est pas coutume, nous laissons la parole à un invité le temps d’un article.
Voici donc une critique de Vade+Mecum de la part de Garrik, auteur du jeu de rôle Complots (à paraître).

Vade+Mecum, une critique presque objective
==========================================

Vade+Mecum est enfin disponible en précommande. Cela me semble le bon moment pour proposer une critique un peu détaillée du jeu que j’ai pu tester dans sa version quasi-finale. Avant tout propos, il me semble nécessaire de préciser, au nom de l’honnêteté intellectuelle, de préciser que j’ai adoré ce jeu et que j’ai un enthousiasme particulier pour les travaux de Romaric Briand (l’auteur de Vade+Mecum). Vous allez donc lire une critique plutôt positive.

Au début : enthousiaste mais pas trop
————————————-

C’est un peu par hasard que je me retrouve embarqué dans le test de
Vade+Mecum. Il restait une place et j’avais le bon goût d’être disponible au bon moment. J’avais entendu le pitch mais je ne savais
pas encore trop où je mettais les pieds. Une histoire de médicament
étrange qui permet de transférer ses souffrances et ses blessures d’une personne à l’autre. Queen, une femme qui subit des expériences mystérieuses et se réveille dans un laboratoire top-secret. King, son frère, policier avec un goût prononcé pour l’action dont le ton rappelle le personnage de Bruce Willis dans Die Hard. Bishop un médecin-ninja, et enfin Knight, ancienne agent des forces spéciales, aime les armes blanches et ses cinq gamins. Le jeu sent bon l’action, les complots mystérieux, le tout avec un soupçon de techno-magie (quand on s’amuse à justifier de la magie avec de la technologie). Tout ce que j’aime.

Vient le moment de l’explication des règles et surtout de la structure
des parties. Le jeu propose une campagne complète en quatre scénarios (on précisera que le jeu ne se résume pas à sa seule campagne). Chaque scénario est découpé en passages « exploration/combat » où on joue sur un échiquier. Des dominos pour faire les murs et les obstacles, des pièces d’échecs pour faire les personnages. « Comme quand on faisait du D&D sur des cartes quadrillés » me dis-je. C’est pas trop mon truc mais c’était quand même sympa. Entre ces passages « action », il y a des scènes à jouer. Ces scènes seront très cadrées et offriront assez peu de libertés. Zut! Les jeu dirigistes, c’est vraiment pas mon truc. Je me rappelle de longs débats avec des amis sur le thème « dirigisme VS liberté totale pour les joueurs »…

Pendant : Les idées reçues brisées
———————————

Et puis on commence à jouer. Il ne faut même pas une heure de jeu pour que je découvre avec plaisir que je m’étais trompé. Oui, le jeu est dirigiste, mais on n’est pas inactif. Il y a énormément de mystères à percer, d’énigmes à résoudre. On peut choisir de se laisser porter par l’histoire et d’attendre les révélations qui viendront au fil de la
campagne. Mais ça serait passer à côté de précieux XP. Car si on
découvre les solution, si on anticipe les moments clés de l’histoire,
le Maître du Jeu (appelé « Seigneur » dans Vade+Mecum, pour une raison qu’il vous faudra découvrir) nous donne une fiche « révélation » ainsi que des points d’expérience. Et les points d’expérience sont communs à l’ensemble des joueurs et des joueuses. Tout le monde participe! C’est un bouillonnement de théories et d’idées.

A côté de cela, on peut s’amuser à faire des scènes d’introspection. Décrire une goute d’eau glissant lentement sur le pare-brise de la voiture, annonçant la longue chute vers une fin tragique qu’anticipe son personnage. Et Paf! Mon perso gagne 10 points de Souffrance qu’il pourra dépenser pour activer des pouvoirs mystérieux…

Mais parlons un peu de ces passages sur l’échiquier. Ils constituent
au moins les trois quart de la partie et prennent plusieurs formes. On peut explorer un dédale de dominos, à la recherche d’indices ou de personnes à rencontrer. On peut se bagarrer avec des hordes d’ennemis armés jusqu’aux dents. Mais on peut aussi chercher à se faufiler discrètement derrière des gardes pour atteindre une entrée
secrète. Dans ces phases, chaque personnage a ses propres pouvoirs, ses propres déplacements spéciaux, résumés sur des cartes que l’ont tient face cachée. Vous seul·e connaissez vos actions possibles, ce qui évite qu’une personne plus douée pour l’optimisation ne vous dicte quoi jouer.

Pendant ces phases, quelque chose d’intéressant se produit. Personne ne voit la même chose sur l’échiquier. Tout le monde ne se déplace pas de la même façon, tout le monde n’a pas les mêmes pouvoir. On a face à soit un problème bien défini, bien montré par cet échiquier, ces pions, ces dominos mais personne ne voit la même façon de le résoudre. Si vous jouez Queen, vous imaginez immédiatement le pouvoir a activer pour éliminer tous ces ennemis biens alignés. Si vous jouez Knight, vous avez déjà commencé à les contourner pour profiter de votre attaque sournoise. Et après quelques couacs, on apprend à bien communiquer pour éviter que Knight, devenue invisible, ne se prenne la tempête d’échardes de Queen par accident. Simple, le système de règles permet de se jeter à fond dans l’action et de profiter pleinement du jeu et de ses thématiques. On est comme pris dans un tourbillon. On a 24 heures pour sauver le monde et face à nous, des forces obscures se déchainent.

A la fin : C’est quand la suite?
———————————

Les scénario s’enchaînent et l’histoire continue. On va de révélation
en révélation. On développe des théories de plus en plus complexes. On a cette sensation vertigineuse de toucher la Vérité du bout des
doigts. Nos personnages deviennent plus puissants. On fait des actions plus épiques. On accumule la souffrance. Tout va très vite. On devient ivre de cette montée crescendo. On sait que la fin va être brutale, que quand viendra la scène finale, on va s’en prendre plein les dents.

Mesdames et messieurs, notre véhicule va percuter un mur. Veuillez détacher vos ceintures et profiter du vol plané.

Cette fin …

Le vade-mecum est un médicament antidouleur très singulier. Il permet
à deux personnes de partager leur douleur. On donne une pilule blanche
à l’un et une pilule noire à l’autre.
Celui qui reçoit la pilule
blanche décharge la moitié de ses blessures et de sa souffrance à celui qui a ingéré la pilule noire. On dit de celui qui a pris la pilule noire qu’il vient avec celui qui a pris la pilule blanche.
Ils sont respectivement vade-mecum l’un de l’autre…

Cette histoire est tirée de faits réels…

Podcast 17 – JDR, culture queer et hétéronormativité

Salut tout le monde !

Un nouveau podcast ! Ça faisait longtemps ! Et pas n’importe quel podcast, puisque que ce n’est pas moins qu’un cross-over que l’on vous propose aujourd’hui, enregistré en collaboration avec Arjuna, de Tout le monde sont rôlistes. Le sujet, comme vous pouvez le voir, est de nouveau un thème politique ou tout du moins social. Nous n’enregistrons pas seuls, nous sommes en excellente compagnie avec Nicolas et Lila, qui viennent nous éclairer de leurs connaissances et expériences sur le sujet.

Un podcast enregistré à distance, une fois n’est pas coutume. Beaucoup de pistes de réflexion sont abordées dans ce podcast, qu’on espère aussi plaisant à écouter qu’à enregistrer ! On jargone un peu, j’espère que ça restera accessible.

Vous aurez peut-être remarqué que la partie commentaires du blog est fermée en ce moment. Si vous voulez nous contacter ou commenter ce podcast, vous pouvez le faire sur notre page facebook ou sur le blog tout le monde sont rôlistes. Les liens des différentes sources citées sont là bas si ça vous intéresse ! Beaucoup de noms ont été balancés, ça vaut le coup ! Et de toutes façons on a le même hébergeur, pas de problème de concurrence ;)

À bientôt !

Podcast 016 – Le Quizz des 12 coups dans Taggl

Salut tout le monde !

À nouveau un podcast sur SENS au son moyen, mais dans lequel le but était surtout de s’amuser après avoir fait une partie et pris l’apéro. Comme d’habitude c’est un podcast plein de spoilers. C’est un podcast match-retour face au podcast de fin de saison 2015-2016 de la Cellule de quizz du meilleur podcasteur de la Cellule,  et nous avons donc décidé de faire notre propre petit quizz. Afin d’éviter les problèmes de grosse voix ou de coupage de parole, j’ai utilisé une version un peu modifiée (pour 3 joueurs) des règles d’une émission du PAF très connue. Comme quoi parfois system doesn’t matter… :p

12coups

 

Un podcast dans lequel je suis accompagné de Mélo, Tom et Raphy encore une fois, et j’me suis amusé avec les bruitages. Méfiez vous des éclats de rires soudains si vous écoutez avec des écouteurs. Quelques hésitations de ma part, alors que par exemple en fait un certain personnage est bel et bien plus jeun qu’un autre et que je ne faisais pas confiance à mes notes sur le coup alors que finalement j’avais pas trop mal préparé le truc. Sans oublier le fait que tout cela se fait à grand coup de n’importe quoi, d’où quelques hésitations qui sont complètement dues au contexte non préparé de la situation. ET puis de toutes façons, c’était injuste.
En tout cas, on espère que ça vous amusera autant que nous on s’est marrés à l’enregistrer !

À bientôt, pour un prochain podcast !

Podcast 015 – Actions/Relations

Salut tout le monde !

Aujourd’hui, on reprend les podcasts su Sens Mort, avec la suite de notre rapport de campagne audio, faisant suite au podcast n°11.

finie

Un podcast évidement difficile à suivre si vous n’êtes pas meneur de Sens, plein de Spoilers et donc interdit pour vous si vous êtes joueuse ou joueur, et de peu d’intérêt si vous nous suivez pour le jeu de rôle en général (ou pour notre nouvelle série de podcasts politiques).
Nous parlons aujourd’hui, comme le titre du podcast l’indique, de l’évolution des relations des simulacres de nos comparses durant Sens Mort, ainsi que des actions tentées au fur et à mesure des épreuves. Je suis accompagné, comme pour le podcast n°11, de Mélo, Tom et Raphy.

Et voilà, la prochaine fois, ce sera soit un podcast un peu trivial sur Sens en mode quizz, soit un nouveau podcast politique sur un thème un peu plus trivial que le premier.
À bientôt !

Podcast 014 – La légitimité

Salut tout le monde !

Aujourd’hui, avec Mélani, on inaugure un nouveau type de podcast. Nous allons y aborder des sujets tels que l’oppression, le féminisme et pas mal d’autres trucs.

Le thème d’aujourd’hui est la légitimité.
homme-feministe
Quelle est la frontière entre légitimité et splaining ? Les dominants sont-ils pertinents à parler de problématiques d’oppression ? Sont-ils compétents pour le faire, s’ils ont les diplômes ou l’argent nécessaire ? Nous allons, avec notre fine équipe composée d’un duo de choc, questionner cette problématique.

Ce n’est pas un podcast « d’initiation », on va partir assez fort dès le début. Les podcasts en mode « oppressions 101 » viendront peut-être mais plus tard.

Jay a encore été maladroit et cela se ressent dans la qualité du son du podcast. On peut dire que c’est un podcast optimisé pour des enceintes de PC portable, quelque part x)
Plus sérieusement : on vous conseille de couper les basses de votre appareil ou de vos enceintes pour éviter que le bruit de fond ne soit trop fort. Et désolé pour celles et ceux qui écouteront sur écouteurs. Le prochain podcast, déjà enregistré, n’aura plus ce problème.
(en réalité c’est un problème qui a eu lieu quasi systématiquement à chaque nouveau lieu d’enregistrement, si vous voulez tout savoir)

En tout cas, avec Mélani, c’est plus carré que d’habitude. Tel un Fabien Hildwein à la Cellule, nous avons cette fois-ci un plan ! D’ailleurs, on vous laisse avec le plan du podcast, timecodes à l’appui pour suivre à votre convenance.
C’est pas un exercice évident, soyez charitables dans vos critiques =)
Nous vous disons à bientôt, pour un prochain podcast !
Et maintenant le plan :

Oppressions et injustices sociale, la légitimité du discours

Introduction (de 00’’00’’00’’ à 00’’10’’37)

Tour d’horizon des injustices et oppressions

Définition de la légitimité

Définition du discours et de ses modes d’expression

Qui s’exprime

Un discours est-il légitime si l’on n’est pas concerné par l’oppression ?

Pour répondre à cette question, en premier, nous proposons d’examiner ce qu’implique le statut de non concerné ( I), puis d’envisager alors ce qui constitue le fait d’être un-e allié.e ( II).

I – Le statut de non concerné : Bénéficier d’un ensemble de privilèges (de 00’’10’’37 à 1’’06”52 )

1 – La position de non-concernée : un statut de privilégié. (00’’10’’37 à 00’’28’’49)
2 – L’influence de ce statut sur le contenu du discours. (00’’28’’49 à 1’’02”10)

II – Être un-e allié.e (1’’02’10 à la fin)

1 – Se définir en tant qu’allié.e : une nécessité (1’’02’’10 à 1”10”00)
2 – Faire le choix d’une expression non-oppressive. (1’’10’’00 à la fin)

Podcast 013 – Le Jeu de rôle solo

Yo les gens !

Aujourd’hui, un thème atypique, en compagnie de Thomas Munier, Gaël Sacré et Fabrice, nous abordons de qui est considéré par certains comme une hérésie : le jeu de rôle solo.

branlette

Comme certains le pensent pour le sexe, le JDR solo ne serait-il qu’un palliatif honteux à la pratique à plusieurs ? Pourquoi ne pas jouer aux jeux vidéo à la place ? Peut-on jouer à Warhammer en solo ? Le JDR solo rend-il sourd ? La compensation a-t-elle la même définition en JDR qu’en psychologie ? Sweet Agatha est-il plus fait pour être joué en solo que Vampire la Mascarade ? Autant de réponses qui ne seront pas forcément données ici…

À bientôt, pour un prochain podcast !
(il va vraiment falloir que l’on post-traite le dernier podcast sur Sens enregistré, il commence à dater…)

Podcast 012 – La création de JDR

Salut tout le monde !

 

Aujourd’hui, un podcast avec des invités de marque, dans lequel nous allons parler de création de JDR.

writer

Avec Mélanie, Frédéric Sintès et Gaël Sacré, nous parlons de la démarche de création de JDR. Pourquoi crée-t-on un jeu ? La théorie du jeu de rôle est-elle utile lors de la création d’un jeu ? L’animateur du podcast tente plusieurs trolls qui sont vite désamorcés par ses invités, dans leur grande sagesse…

Un podcast avec beaucoup de digressions, pour la plupart amenées par votre serviteur, mais on est dans la cave ici, on présente pas un TPE ! :D

À bientôt, pour un prochain podcast sur Sens, probablement !

Le Sens du poil – 01

Salut tout le monde !
Aujourd’hui on inaugure un nouveau format, sous la forme de mini-podcasts de réponse aux questions des meneurs de jeu de Sens.

C’est une nouvelle fois où j’annonce la vidéo, sans la mettre finalement à cause de problèmes de qualité x)

395474_362114330552543_181552941_n

On va parler aujourd’hui de la Resplioïde et des armes des Bugs au début du jeu.

Je précise à tous qu’il ne faut pas hésiter à me contacter sur les ateliers imaginaires [ pseudo : Schultz (Jérôme S.) ] ou en message privé sur la page facebook des rôlistes dans la cave.

Le prochain podcast arrive bientôt, on parlera des actions et des relations des Bugs dans Sens Mort !

À bientôt !

Podcast 011 – Sens Mort

Salut tout le monde !

Aujourd’hui, on reprend les podcasts sur Sens, avec cette fois_ci l’ouverture de Sens Mort.

crbst_COUVSENSMORTTT

Comment le joueur décide de jouer le Quadrilla ? Quels changements s’opèrent à l’arrivée sur Séléné ? Comment réagissent les joueurs face à ce monde onirique décrit en une traite au début de l’épreuve 7 ? Avec Mélo, Raphy et Tom, nous parlons de notre campagne.

Ce podcast, vous l’aurez remarqué, n’est pas diffusé un dernier dimanche du mois. En effet, fini les contraintes, nous nous lançons nous aussi dans une saison que l’on peut qualifier de unleashed : la Horde de ContreSens sera plus thématique et moins linéaire, afin de rendre l’écoute plus agréable. Par contre, ça digresse ça digresse, c’est le moins que l’on puisse dire…

On m’entends avec un vieil écho un peu chiant, j’étais pas assez près du micro… M’enfin, pensez et comparez aux podcasts faits via micro-casque (j’veux pas dénoncer hein, mais bon ^^), et vous verrez que c’est pas pire.

À bientôt pour un prochain podcast sur un sujet qui sera peut-être bien éloigné du jeu de rôle, dans un délai indéterminé, peut-être même demain, qui sait ?!

Podcast 009 – Rahowa : pire que FATAL ?

Salut tout le monde !

 

Aujourd’hui, un podcast match retour, ou devrais-je plutôt dire match aller, car c’est une réponse à un podcast de la Cellule qui n’est pas encore diffusé, le one-shot sur FATAL. Ce podcast a failli ne pas voir le jour, ayant été enregistré par temps d’orage (on a échappé à la cata de la coupure de courant de peu) !

Ayant la réputation d’être le pire jeu de la création, FATAL a cependant un adversaire de poids pour le titre d’étron de la galaxie, Racial Holy War.

ahx

Jeu au propos semblant tout droit tiré de l’esprit d’un personnage d’American History X (film par ailleurs critiquable),  Racial Holy War est une atrocité qu’il nous a semblé intéressant de s’infliger au moins une fois. Ce podcast est notre témoignage.

À plusieurs reprises, je semble rigoler pour rien ou juste après avoir dit une saloperie, mais sachez que c’est à cause des regards médusés des autres podcasteurs à l’écoute des horreurs que je lis dans la base.

Rappelons à toute fins utiles que nous nous moquons du jeu quand nous rions, nous ne cautionnons absolument pas le propos de ce brûlot. Et je vous garantis qu’après le podcast, le faux enthousiasme dont j’essaie de faire preuve pendant l’enregistrement a vite fondu comme neige au soleil. On faisait tous pas mal la tronche. Et tout le monde est vite parti se coucher pour passer à autre chose ^^ .

Voila, c’est tout pour ce mois-ci, à la prochaine pour parler de jeux plus intéressants, au passage, au lieu de  jouer ou lire racial holy war, renseignez-vous plutôt sur le jeu de KcoQuidam, Yokai, qui vient de sortir sur lulu.com. Ou mieux, achetez-le et jouez-y ;)